Standard de l'AZAWAKH : Comparatif entre la Proposition du SLAG de 2011 et la Version actuellement en vigueur
Le standard de race de la FCI (Fédération Cynologique Internationale) comprend une description de l'idéal recherché ainsi que les directives de jugement concernant la race auxquelles tous les pays membres de la FCI (les pays européens, sud américains, asiatiques et bien plus encore) doivent se plier. En général, chaque pays membre est le détenteur et gestionaire du standard des races canines originaires de leur propre pays. Puisqu'il n'y a pas de société canine reconnue par la FCI au Mali ou au Niger (et qu'il n'y en a jamais eu), le standard de l'Azawakh pour la FCI est géré par la Société Centrale Canine (SCC) en France, qui a déposé la première un standard pour la race auprès de la FCI. La SCC délègue la gestion de ce standard à son club de race, en l'occurence le SLAG (Club du Sloughi, des Léviers d'Afrique et du Galgo) pour la race Azawakh.
Dernièrement, quelques membres du Comité directeur du SLAG ont décidé, sans consulter la majorité des éleveurs, de modifier ce standard en dictant des limites précises en matière de couleurs et étendues de marques blanches. Ce projet de standard a été adopté par le comité du SLAG le 22/01/2011. La suite de la procédure consiste à transmettre ce projet à la SCC pour étude et éventuellement approbation, en l'état ou non, avant d'être validé par la FCI. Si le projet est accepté en l'état, ce prochain standard de l'Azawakh (en noir), auquel tous les éleveurs et juges des pays membres de la FCI devront se plier, va restreindre la diversité génétique et mettre en danger l'avenir de la race. (en blanc, les commentaires d'éleveurs de longue date et de pays différents - symbolisés par * -, en comparaison avec le standard en vigueur en bleu)
Point

Proposition de Standard
(Comité du SLAG - 22/01/2011)

Standard Actuel
(F.C.I. N°307 / 03.06.1998 / F)

CLASSIFICATION F.C.I. Non précisé Groupe 10  Lévriers.
Section 3    Lévriers à poil court.
                 Sans épreuve de travail.
Commentaire N° 0 -
Origine Confins nord du Mali et du Niger ; les versants de la vallée de l'Azawakh Mali.
Commentaire N° 1

* Est-il question de déterminer l'origine des ancêtres de la race ayant fait souche en Europe, ou bien l'origine supposée des "origines ancestrales" ? Dans ce dernier cas, sur quelles bases peut-on affirmer que ce chien n'était présent que dans cette région il y a des milliers d'années ?

* Origine le Mali, car on ne peut pas affirmer que les nomades Touaregs ont vécu dans la seule région de la vallée de l'Azawakh !

* Le Bassin moyen du Niger qui comprend des parties des pays le Mali, le Niger, y compris la vallée de l'Azawakh et la province de l'Oudalan au Burkina Faso.

Parrainage France PATRONNAGE : France.
Commentaire N° 2

* PATRONNAGE est devenu 'Parrainage'.

* Pourquoi n'est-ce plus Patronnage ?

Utilisation Chasse à vue pour la prise du gibier (gazelle, lièvre, autruche) et la lutte contre les prédateurs (hyène, chacal, lion). Ce chien est pour les nomades un compagnon important de la vie domestique, qui partage la vie du campement. Appartenant à la culture des peuples qui l'ont domestiqué et façonné, il est nommé Oska en langue touarègue. Chasse à vue. Les nomades le considéraient également comme un animal d'apparat et un compagnon.
Commentaire N° 3

* Sa fonction de chien de garde du campement dans "la lutte contre les prédateurs" aurait pu être souligné. Les propriétaires et éleveurs de ces chiens ne sont pas tous de langue touarègue et n'utilisent pas tous le terme "Oska", utilisé par une fraction des propriétaires de ces chiens.

* Chasse à vue. Gardiens du troupeau et des campements et également animal d'apparat et un compagnon.

* Le fait de préciser que ce chien a été utilisé pour la chasse à vue est suffisant. En outre, il est également le gardien du bétail et du campement des nomades, en plus d'être un animal d'apparat et un compagnon.

Bref aperçu historique C'est un lévrier africain descendant des modèles représentés dans l'art pariétal du Sahara central daté de plusieurs millénaires. L'aridité croissante du Sahara a conduit les pasteurs-chasseurs Touaregs, Dahoussahaqs et Peuls à migrer avec leurs chiens vers des contrées plus hospitalières du Sahel. C'est là, dans les zones propices à l'élevage et à la chasse bordant la vallée sèche de l'Azawakh, que des amateurs européens l'ont découvert avec admiration, puis ont sélectionné sur les indications des éleveurs qui le détenaient les premières lignées exportées vers l'Europe, à partir de 1968. C'est un lévrier africain de modèle afro-asiatique apparu en Europe vers 1970, qui vient du bassin nigérien moyen, entre autres de la vallée de l'Azawakh. Depuis des centaines d'années, il est le compagnon des nomades sud-sahariens
Commentaire N° 4

* Vouloir cantonner son origine à la vallée de l'Azawakh uniquement est un discours tout à fait nouveau. La description de la version du standard actuel (1998) paraît suffisamment claire et plus représentative de l'aire d'origine des chiens observés et importés, dés les années 1970 et à l'origine de la race en Europe (à la croisée du Mali, Niger et Burkina Faso).

* Je suis d'accord avec le précédent commentaire. Cette "SAGA des origines" limite complètement l'origine aux Touaregs et à la région de la vallée de l'Azawakh.

Aspect général particulièrement élancé et élégant, le Lévrier de l'Azawakh donne une impression générale de grande finesse. Son ossature et sa musculature transparaissent sous des tissus fins et secs. Il se présente comme un longiligne dont le corps s'inscrit dans un rectangle à grand côté vertical. Particulièrement élancé et élégant, le lévrier de l'Azawakh donne une impression générale de grande finesse. Son ossature et sa musculature transparaissent sous des tissus fins et secs. Ce lévrier se présente comme un longiligne dont le corps s'inscrit dans un rectangle à grand côté vertical.
Commentaire N° 5 Point INCHANGÉ
Proportions importantes - longueur du corps / hauteur au garrot : 0,90 (un rapport légèrement supérieur est admis chez les femelles)
- hauteur de la poitrine / hauteur au garrot : 0,40
- longueur du chanfrein / longueur de la tête : 0,50
- largeur du crâne / longueur de la tête : 0,40
• Longueur du corps / hauteur au garrot : 0,90.
Ce rapport peut être légèrement supérieur chez les femelles.
• Hauteur de la poitrine / hauteur au garrot : environ 0,40.
• Longueur du chanfrein / longueur de la tête : 0,50.
• Largeur du crâne / longueur de la tête : 0,40.
Commentaire N° 6 Point INCHANGÉ
Comportement, caractère vif, attentif, distant, il est réservé avec les étrangers, et peut même parfois paraître farouche ; mais il sait être doux et affectueux avec ceux qu'il veut bien admettre. Vif, attentif, distant, il est réservé avec les étrangers et peut même parfois être farouche, mais il sait être doux et affectueux avec ceux qu'il veut bien admettre.
Commentaire N° 7 Point INCHANGÉ à part "paraître farouche".
Tête longue, fine, sèche et ciselée, assez étroite, sans excès. Elle est longue, fine, sèche et ciselée, assez étroite, sans excès.
Commentaire N° 8 Point INCHANGÉ
Crâne Crâne : presque plat, plutôt allongé, sa largeur doit être nettement inférieure à la moitié de la longueur de la tête. Les axes crânio-faciaux sont parfois légèrement divergents. Les arcades sourcilières et le sillon frontal sont peu marqués. Par contre, la crête occipitale est nettement saillante, et la protubérance occipitale marquée. Crâne : Le crâne est presque plat, plutôt allongé. La largeur du crâne doit être nettement inférieure à la moitié de la longueur de la tête. Les directions des axes du crâne et du chanfrein sont souvent légèrement divergentes vers l'avant. Les arcades sourcilières et le sillon frontal sont peu marqués. En revanche, la crête occipitale est nettement saillante et la protubérance occipitale marquée.
Stop : Très peu marqué.
Commentaire N° 9 Les axes crânio-faciaux sont dans les faits SOUVENT légèrement divergents (et non PARFOIS). Dommage que le sens de la divergence des axes ne soit plus précisée.
Stop très peu marqué. inclus dans 'REGION CRANIENNE'
Commentaire N° 10 Point INCHANGÉ
Région faciale - truffe : obligatoirement noire, les narines sont bien ouvertes,
- museau : long, rectiligne, affiné sans excès vers l'avant,
- mâchoires/dents : mâchoires longues et fortes ; articulées en ciseaux,
- joues plates,
- lèvres fines bien jointives, de couleur noire ; pas ou peu de babine,
- yeux en amande, assez grands, ouverture palpébrale légèrement oblique, leur couleur est foncée, parfois ambrée, jamais bleue,
- paupières bien pigmentées de noir,
- oreilles : attache assez haute. Elles sont fines, toujours tombantes et plates, à base assez large, bien appliquées sur les joues, jamais «en rose». Leur forme est celle d'un triangle à la pointe arrondie. La base se redresse lorsque le lévrier est attentif.
-cou : bien sorti, long, fin et musclé, au profil supérieur légèrement arqué. La peau, fine, ne forme pas de fanon.
Truffe : Les narines sont bien ouvertes. La truffe est noire ou brune.
Museau : Long, rectiligne, affiné vers l'avant sans exagération.
Mâchoires/dents : Mâchoires longues et fortes. Articulé en ciseaux.
Joues : Plates.
Yeux : En amande, assez grands. Leur couleur est foncée ou ambrée. Les paupières sont pigmentées.
Oreilles : Attache assez haute. Elles sont fines, toujours tombantes et plates, à base assez large, plaquées au crâne, jamais « en rose ». Leur forme est celle d'un triangle à la pointe légèrement arrondie. Leur base se redresse lorsque le lévrier est attentif.
Commentaire N° 11

* Exiger de la truffe, des lèvres, babines et paupières une couleur obligatoirement noire n'est pas réaliste conformément à la génétique des couleurs.
Truffe : En génétique, dans le cas des robes fauves, la truffe peut être noire, marron ou fauve. De plus il n'est pas rare de rencontrer chez l'Azawakh des phénomènes de truffe, ou paupières, plus claires d'aspect gris, ou brun à caractère saisonnier.
Extraits du travail "Nomenclature des couleurs de robes chez le chien" de la Commission Zootechnique de la SCC et du Professeur Denis : "Avec la robe fauve, la truffe peut-être noire, marron ou fauve."

* La couleur de la truffe et des lèvres de même que la pigmentation des paupières est soumis à la couleur de la robe, par conséquent un chien fauve clair peut afficher une pigmentation correspondant à la couleur de son poil. La pigmentation de la truffe peut être, par exemple, noire en été et plus clair en hiver.

* Je suis d'accord avec les deux précédents commentaires.
La pigmentation des lèvres, les paupières et le nez, correspondent à la couleur de la robe et ne sont pas toujours noir. Les paupières et les lèvres de couleur autre que noire sont considérés comme un défaut éliminatoire. Il en résulterait qu'environ la moitié de tous les Azawakhs actuels ne seraient plus dans le standard. Des chiens rouges, de même que des bringés noirs, affichent plutôt des lèvres et paupières brunes (surtout en période d'absence de soleil).
Quelle est la distinction entre, d'une part la couleur ambrée des yeux qui est permise, et celle éliminatoire des yeux clairs ou pâles dit "d'oiseau de proie" ?

Cou Bien sorti, long, fin et musclé, légèrement arqué. La peau est fine et ne forme pas de fanon. Point inclus dans 'Région faciale'
Commentaire N° 12 Point INCHANGÉ
Corps

- ligne de dessus droite, horizontale, légèrement relevée vers les hanches,
- garrot bien sorti,
- rein court et sec,
- hanches nettement saillantes et souvent placées à une hauteur supérieure à la hauteur du garrot,
- croupe oblique (idéalement: 45°), sans être avalée,
- poitrail assez étroit,
- poitrine profonde, bien descendue, région sternale doucement resserrée : trois traits de la capacité thoracique d'un coureur de fond,
- côtes longues, apparentes, légèrement et régulièrement cintrées jusqu'au sternum,
- ligne de dessous : l'arc sternal est accentué et raccordé sans brusquerie au ventre qui est remonté très haut sous la voûte lombaire.

Ligne du dessus : A peu près droite, horizontale ou se relevant légèrement en direction des hanches.
Garrot : Bien sorti.
Rein : Court, sec et souvent légèrement arqué.
Hanches : Nettement saillantes et toujours placées à une hauteur égale ou supérieure à la hauteur au garrot.
Croupe : Oblique sans être avalée.
Poitrail : Pas très large.
Poitrine : Bien développée en longueur, haute sans atteindre toutefois le niveau du coude. Elle n'est pas très large mais doit laisser un volume suffisant pour le cœur, donc, la région sternale ne doit pas être brusquement resserrée.
Côtes : Longues, apparentes, légèrement et régulièrement cintrées jusqu'au sternum.
Ligne du dessous : L'arc sternal est accentué et raccordé sans brusquerie au ventre qui est remonté très haut sous la voûte lombaire.

QUEUE : Attachée bas, longue, mince, sèche et effilée. Elle est couverte du même poil que le corps et comporte un pinceau blanc à son extrémité. Elle est tombante avec le bout légèrement relevé, mais lorsque l'animal est excité, elle peut être portée au-dessus de l'horizontale.

Commentaire N° 13

* Si la ligne de dessus doit être relevée vers les hanches, elle ne peut être horizontale. La description du standard actuel est plus juste.

* La ligne supérieure : A peu près droite, horizontale ou se relevant légèrement en direction des hanches. C'est ce qui figure dans le standard actuel et la définit plus clairement !

* Note sur le rein. La description dans le nouveau projet a abandonné le "souvent légèrement arqué » qui est souligné dans le standard actuel. À cet égard, je trouve la nouvelle description meilleure, car un rein arqué est en contradiction avec une ligne de dessus droite ou légèrement relevée vers les hanches. Il est anatomiquement impossible d'avoir simultanément un rein arqué avec une ligne de dessus qui remonte vers les hanches. Une contradiction dans les termes !

Queue Attachée bas, longue, mince, sèche et effilée. Couverte du même poil que le corps, elle comporte obligatoirement un pinceau blanc à son extrémité. Elle est tombante avec le bout légèrement relevé, mais elle peut remonter au-dessus de l'horizontale lorsque l'animal est excité. Attachée bas, longue, mince, sèche et effilée. Elle est couverte du même poil que le corps et comporte un pinceau blanc à son extrémité. Elle est tombante avec le bout légèrement relevé, mais lorsque l'animal est excité, elle peut être portée au-dessus de l'horizontale.
Commentaire N° 14

* Tous les chiens à qui il manque un pinceau blanc seront-il donc écartés de la reproduction ?

* Chez nos chiens, il est question de la panachure irlandaise Si, donc la présence du pinceau blanc à l'extrémité de la queue, se manifeste de façon plus ou moins importante jusqu'à même être partiellement réduite à un poil, ces chiens seront-ils retirés de l'élevage? Il faudrait lire: extrémité de la queue blanche sous la forme d'un pinceau ou limité à un poil !

Membres antérieurs

Longs, fins, verticaux. Aplombs parfaits.
Épaules longues, sèchement musclées et peu obliques vues de profil. L'angle scapulo-huméral est très ouvert (environ 130°). Métacarpe légèrement oblique.
Pieds de forme arrondie, aux doigts fins et serrés, bien arqués. Les coussinets sont pigmentés.

Vue d'ensemble : Longs, fins, presqu'entièrement verticaux. Aplombs parfaits.
Épaules : Longues, sèchement musclées et peu obliques vues de profil. L'angle scapulo-huméral est très ouvert ( environ 130°).
Pieds antérieurs : De forme arrondie, aux doigts fins et rapprochés ; les coussinets sont pigmentés.

Commentaire N° 15

* En présence de balzanes blanches, les coussinets ne sont pas toujours pigmentés, même en présence d'une bonne pigmentation par ailleurs.

* Dans le cas de chiens avec des balzanes et des ongles blancs il est courant de voir des coussinets incomplètement pigmentés souvent même si les chiens ont par ailleurs une bonne pigmentation.

* Je suis d'accord avec vos commentaires. C'est valable aussi pour le commentaire N°16.

Membres postérieurs Longs et secs, aplombs parfaits.
Cuisse longue avec une musculature saillante et sèche. L'angle coxo-fémoral est très ouvert (130°).
Grasset : angle fémoro-tibial très ouvert (145°). Tarse et métatarse droits et secs, sans ergot.
Pieds de forme arrondie, doigts bien arqués, coussinets pigmentés.
Vue d'ensemble : Longs et secs. Aplombs parfaits.
Cuisses : longues avec une musculature saillante et sèche. L'angle coxo-fémural est très ouvert ( environ 130°).
Grasset : L'angle fémoro-tibial est très ouvert ( environ 145°).
Métatarse : Tarse et métatarse sont droits et secs, sans ergot.
Pieds postérieurs : De forme arrondie. Les coussinets sont pigmentés.
Commentaire N° 16

* En présence de balzanes blanches, les coussinets ne sont pas toujours pigmentés, même en présence d'une bonne pigmentation par ailleurs.

* Dans le cas de chiens avec des balzanes et des ongles blancs il est courant de voir des coussinets pas complètement pigmentés souvent même si les chiens ont par ailleurs une bonne pigmentation.

* Je suis d'accord avec vos commentaires. C'est valable aussi pour le commentaire N°15.

Allures Toujours très souples et particulièrement relevées au pas et au trot. Le galop est bondissant. Le Lévrier de l'Azawakh donne une impression de légèreté, voire d'élasticité. Le mouvement est une caractéristique essentielle de la race. Toujours très souples et particulièrement relevées au trot et au pas. Le galop est bondissant. L'Azawakh donne une grande impression de légèreté, voire d'élasticité. Le mouvement est un point essentiel de la race.
Commentaire N° 17 RAS
Robe La peau, fine, est tendue sur l'ensemble du corps. Le poil ras, fin, est réduit jusqu'à l'absence sur le ventre.
Couleur fauve à panachure limitée aux extrémités. Toutes les nuances sont admises, du sable clair au fauve foncé (acajou), avec ou sans bringeures, qui ne doivent être que noires à l'exclusion de toute autre nuance.
Décrit sous 'Couleur'
Commentaire N° 18

* Les bringeures font, fort heureusement, enfin partie intégrale des couleurs acceptées au lieu d'être juste "admises".
"A l'exclusion de toute autre nuance" : est-ce relatif aux bringeures ou aux nuances de fauve ?
Il existe une palette de nuances et de couleurs de robe portées par ces chiens en Europe et dans leur aire d'origine qui est écartée arbitrairement de ce standard "européen", de l'aveu même des rédacteurs du premier standard. De bien nombreux témoignages à travers les temps corroborent ce fait. Les exclure conduit à réduire encore le potentiel génétique de la race en plus de faire disparaître ces robes.

* La bringeure noire est enfin une couleur acceptée. Les couleurs et nuances diluées doivent être prises en compte dans le standard.

* La description des variétés de couleurs et de marques devraient enfin s'aligner sur les résultats de deux décennies de rassemblement de données empiriques, de photos et de séquences vidéo. D'accord avec les commentaires ci-dessus.

Peau Décrit sous 'Robe' Fine, tendue sur l'ensemble du corps.
Commentaire N° 19 RAS
Précisions sur la panachure A - pour les membres :
Chacun des quatre membres comporte une balzane, au moins sous forme de trace sur le pied. Sur un sujet ayant une excellente morphologie, l'absence de blanc sur un membre est tolérée.
- Membres antérieurs : les balzanes, souvent irrégulières, ne doivent, en aucun cas, remonter au delà des coudes, ni empiéter sur les épaules ;
- Membres postérieurs : les balzanes, souvent plus régulières et moins envahissantes, ne doivent pas remonter au niveau de la cuisse. Des traces blanches apparaissant à l'intérieur de celle-ci ne doivent cependant pas être considérées comme un défaut.

B - pour le plastron :
Le blanc peut être présent sous forme de taches blanches plus ou moins étendues, limitées à la base du cou. Ce plastron ne doit ni dépasser l'extrémité inférieure de l'omoplate, ni remonter de chaque côté du cou. Une petite tache blanche sur la nuque, de dimension restreinte, est tolérée.

C - pour la poitrine :
Dans le prolongement du plastron, des taches blanches peuvent apparaître sous la poitrine, mais ne doivent en aucun cas, remonter le long des côtes.

D - pour la liste :
Très inconstante, elle se limite le plus souvent au museau. La tête peut présenter un masque noir.
Décrit sous 'Couleur'
Commentaire N° 20

* Bon courage aux juges !
Depuis longtemps de nombreux propriétaires et éleveurs ne comprennent pas pourquoi, suivant les juges, leur chien se trouve qualifié tantôt de "trop de blanc" tantôt de "manque de blanc". Évaluer combien de blanc exactement la robe d'un Azawakh devrait comporter a toujours été un casse-tête et relevé de l'interprétation du standard et du goût des juges.
Dans le cas de notre standard actuel, la robe de l'Azawakh comporte une panachure limitée, aussi appelée panachure irlandaise, qui est décrite comme suit en cynophilie :
"Le fond de la robe est dominé par la couleur initiale. L’extension minimum est représentée par une petite touffe de poils blancs au niveau du poitrail. Au maximum d’extension, cette panachure se caractérise par des taches blanches sur les membres, le poitrail, le ventre, l’encolure et la tête, avec formation d’une liste. L’apparition d’un collier marque l’extension extrême de cette panachure."
Dans le cas du standard actuel de l'Azawakh l'extension minimum n'est pas recherchée, puisqu'il doit avoir des plages blanches aux pattes, au poitrail et à la queue. Il est par conséquent extrêmement difficile d'éviter que des plages blanches s'étendent de part et d'autre de l'encolure et de la cage thoracique.
Par ailleurs, les gènes qui régissent les différentes panachures entretiennent entre eux, mais d’une manière inconstante, des relations de dominance incomplète : ainsi des individus génétiquement à panachure irrégulière ("robe pie") peuvent exprimer la panachure limitée, par exemple... Ils subissent par ailleurs, de manière très importante, l’action de gènes modificateurs, qui font que les bornes de chaque classe de panachure se confondent avec celles des classes voisines.

Partant de ces constats et de l'observation de la grande variété de panachures des chiens de la vallée de l'Azawakh et des environs..., il paraît non seulement illusoire, mais même extrêmement dangereux pour l'avenir de la race de faire une sélection des chiens sur ces critères d'étendue de blanc.

* Il est en effet encourageant de constater que même en l'absence d'une balzane blanche, il s'agit quand même encore d'un Azawakh.
En génétique des couleurs, nous avons à faire à la panachure irlandaise :
si = marques blanches sur les extrémités, la face inférieure du cou (d'après Little)
si = poitrine, pattes, ventre, le museau et la queue (d'après Allen)
si = taches blanches sur les pattes, la poitrine, la liste et le collier (d'après Willis)
S le gène de la couleur unie est généralement dominant sur la panachure si
S si s'affiche donc le plus souvent comme un fauve uni.
si si, à son tour (la plupart de nos Azawakhs) est surtout influencé par des gènes modificateurs mineurs ou majeurs de l'étendue des marques blanches, que l'on ne peut influencer par la sélection en élevage. Des modificateurs mineurs entraineront une plus grande étendue des marques blanches et des modificateurs majeurs réduiront les marques blanches.

* Je n'ai rien à ajouter aux observations formulées précédemment. Je suis d'accord.

Poil Inclus dans 'Robe' Ras, fin, réduit jusqu'à l'absence sur le ventre.
Commentaire N° 22  
Couleur Inclus dans 'Robe' et 'Précisions sur la panachure' Fauve à panachure limitée aux extrémités. Toutes les nuances sont admises, du sable clair jusqu'au fauve foncé. La tête peut ou non porter un masque noir et la liste est très inconstante. La robe comporte un plastron blanc et un pinceau blanc au bout de la queue. Chacun des quatre membres comportent obligatoirement une balzane, au moins sous forme de trace sur le pied. Les bringeures noires sont admises.
Commentaire N° 23  
Taille et poids - hauteur au garrot : entre 64 et 74 cm pour les mâles, et entre 60 et 70 cm pour les femelles.
- poids : environ 20-25 kg pour les mâles, et 15-20 kg pour les femelles.
Hauteur au garrot : Mâles : entre 64 et 74 cm
Femelles : entre 60 et 70 cm
Poids : Mâles : environ 20-25 kg
Femelles : environ 15-20 kg.
Commentaire N° 24 RAS
DÉFAUTS Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut, qui sera sanctionné en fonction de sa gravité :
- aspect général lourd,
- crâne trop large,
- stop accentué,
- corps trop long,
- ladre important.
Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.
• Aspect général : lourd.
• Crâne trop large.
• Stop accentué.
• Corps trop long.
• Hanches placées nettement plus bas que le garrot.
• Ladre important.
Commentaire N° 25  
DÉFAUTS ÉLIMINATOIRES 1 - Tenant à l'expression générale :
- manque de type dans l'aspect général, allant jusqu'à traduire un croisement avec une autre race,
- niveau des hanches plus bas que celui du garrot,
- tête lourde,
- fouet épais et poilu, fouet très enroulé,
- déformation anatomique non accidentelle,
- prognathisme inférieur ou supérieur.

2 - Tenant à la couleur et à la robe :
- robe non conforme : blanc envahissant, collier blanc, bringeure autre que noire,
- truffe et muqueuses autres que noires,
- poil dur ou demi-long,
- œil pâle dit d'oiseau de proie, ou œil bleu.

3 - Autres traits :
- Présence d'ergots ou de trace d'ablation d'ergots aux membres postérieurs,
- taille s'écartant de plus de 3 cm des normes du standard,
- monorchidie et cryptorchidie,
- caractère agressif avec attaque,

• Manque de type ( en particulier traduisant un croisement récent avec une autre race).
• Forte déformation anatomique non accidentelle.
• Anomalie invalidante non acquise.
• Tout vice rédhibitoire repéré.
• Prognathisme inférieur ou supérieur.
• Oeil pâle dit d'oiseau de proie.
• Côtes s'incurvant à l'envers au bas de la poitrine qui prend de ce fait un aspect « en boîte de violon ».
• Robe non conforme au standard.
• Poil dur ou demi-long.
• Absence de marque blanche quelconque à l'extrémité d'un ou plusieurs membres.
• Taille s'écartant de plus de 3 cm des normes du standard.
• Caractère peureux avec panique ou agressif avec attaque.
N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d'aspect normal complètement descendus dans le scrotum.

Commentaire N° 26

* Le niveau des hanches placé plus bas que le garrot qui était un défaut "pénalisé en fonction de sa gravité" devient un défaut éliminatoire. En conditions d'exposition l'Azawakh intimidé qui ne se tiendrait pas correctement sur ses aplombs risque de se faire injustement refouler. En classant maintenant ce défaut comme éliminatoire, ne serait-ce pas mieux indiqué de stipuler "Hanches placées NETTEMENT plus bas" comme dans la version actuelle ?
Le refus des déformations anatomiques, prognatismes et problèmes de testicules tombent sous le sens en cynophilie. Est-ce utile de le préciser ?
Pas utile de revenir sur les critères de couleur de robes, muqueuses et truffe, déjà détaillés plus haut.
Que veut dire oeil pâle d'oiseau de proie ? En cynophilie cette expression correspond habituellement à des yeux jaunes. Il serait peut-être utile d'être plus précis. La couleur de l’iris se transmet, dans l’ensemble, indépendamment de la couleur de la robe : même les yeux bleus sont susceptibles de se rencontrer avec n’importe quelle couleur de robe. Néanmoins, quelques gènes régissant la couleur de robe sont susceptibles d’influencer la couleur de l'iris. Mais en général, lorsque la couleur de l'oeil est en accord avec la couleur d'une robe acceptée elle devrait être considérée comme correcte.
Seul point positif des nouveautés de ce projet de standard : la modification concernant le défaut de caractère en ne conservant que "caractère agressif avec attaque" est la bienvenue ! La version actuelle sanctionnant le caractère peureux contredit partiellement la description du caractère et prête à confusion dans la traduction en certaines langues de la FCI.

* Je renvoie au commentaire 20; la couleur de l'œil dépend de la couleur de la robe et peut varier dans l'intensité de la couleur, l'œil sombre est préférable.

* Ma proposition concernant le niveau des hanches plus bas ... il faudrait juger les chiens en mouvement. Car c'est comme cela que l'on peut voir si le niveau est réellement plus bas (qui pourrait être juste une posture de peur en position statique). Les poils demi-long, un manque de type, etc ... c'est très subjectif ... Fouets très enroulés (pas souvent visible puisque la queue est presque toujours ramenée sous le corps par anxiété, dans le ring), fouets épais et un peu plus poilus, sont facilement maitrisés en élevage. L'utilisation de chiens ayant ces caractéristiques, au cours des dernières décennies, en est une preuve suffisante. Considérer ceux-ci comme des défauts éliminatoires, et non des défaut "simple" restreint inutilement le potentiel génétique.

R E M A R Q U E S

* L'Azawakh est une race de lévrier rare compte tenu de sa faible représentation et du peu de naissances en dehors de l'Afrique. Malgré l'apport aux lignées Européennes de quelques lévriers de l'aire d'origine au cours de ces dernières années, les quelques chiens fondateurs de la race sont génétiquement en fort grande proportion dans les lignées actuelles. Il est important d'augmenter, ou pour le moins tenter de maintenir, une grande variabilité génétique de la race pour sauvegarder les qualités morphologiques, fonctionnelles et de santé des générations futures. Le recours à l'importation de lévriers issus de l'aire d'origine de la race est le moyen le plus logique d'augmenter cette variabilité génétique.
Prétendre maintenant que les lévriers issus d'une aire géographique très restreinte exclusivement (ou de propriétaires bien précis), sont les seuls à pouvoir être qualifiés de purs revient à considérer que la race Azawakh entière est issue de nombreux "batards", dont une partie des chiens à l'origine de l'établissement du premier standard. Les lévriers du bassin nigérien moyen, de morphologies identiques, à la fonction et au mode de vie identiques, mais pouvant présenter quelques variations de couleurs et d'ossatures, sont présents sur une aire géographique bien plus étendue que celle décrite dans ce projet (comme le souligne bien le standard en vigueur). Ce qui réduit finalement, de façon surprenante, la race à une seule "famille" ou variété homogène et hypertypée de cette population.

La modification récente (2004) de la législation sanitaire européenne à l'importation avait déjà réduit de façon drastique la possibilité de recourir à de nouvelles lignées. De plus, la situation sécuritaire du Mali et du Niger rend maintenant l'aire d'origine de l'Azawakh, pour ainsi dire inacessible. Par conséquent, les possibilités d'augmenter la variabilité génétique de la race sont actuellement quasi impossibles. Il est donc indispensable de maintenir une variabilité génétique suffisante pour l'avenir de l'Azawakh en permettant au plus grand nombre de ses représentants, de morphologie correcte, d'être utilisé à la reproduction - et plus particulièrement ceux dont les lignées sont moins représentées.
Il n'est donc absolument pas indiqué de restreindre encore les couleurs et panachures des robes du standard sous peine de voir un grand nombre de sujets écartés de l'élevage pour de très mauvaises raisons. C'est exactement le contraire qu'il faudrait faire.

Parceque le standard laisse une certaine souplesse, le club SLAG en France, suite à la volonté de quelques uns d'établir un cadre strict, a dores et déjà su imposer aux juges des points de non-confirmation validés par la SCC, autrement dit le refus de reproduire et de participer aux manifestations canines (courses notament) aux Azawakhs qui présenteraient notament :
Le niveau des hanches plus bas que celui du garrot (au lieu de "nettement plus bas" qui était un défaut non éliminatoire). Un blanc envahissant (vers la robe-pie), un collier blanc, une bringeure autre que noire, une truffe non noire, des muqueuses autre que noires. Alors que ces points ne figurent pas précisément parmi les défauts éliminatoires dans le standard en vigueur.

En admettant que l'on craigne réellement une "dérive" de la race entière vers un envahissement trop important du blanc, ce qui est peu probable compte tenu du moindre engouement pour les couleurs majoritairement blanches, la description de la robe concernant la panachure pourrait préciser que les robes à panachures limitées sont préférées ou plus communes (sans exclure les absences de blanc à un membre ou à la queue...). Ceci permettrait de privilégier cette panachure, habituellement plus fréquente dans la race, sans toutefois exclure des sujets comportant plus de blanc qui pourraient être intéressants par ailleurs dans un but de variabilité génétique de la race.

Il paraît justifié aussi, pour les mêmes raisons, d'accepter les couleurs de robe variées, portées par des Azawakhs très typiques, observées et signalées de façon répétée dans la vallée de l'Azawakh (thèse de doctorat du Dr Roussel de 1975, "Afrikanische Impressionen" de Ursula Arnold, "Der Azawakh" de Strassner & Eiles, Etude de Dr Gabriele Meissen, et d'autres).

Malheureusement ce projet qui pourrait modifier le standard de la race et les politiques d'élevage, va exactement à l'encontre de l'intérêt de la race et de sa survie future.
En effet, pour les diverses raisons suivantes on assistera à moins de naissances, à une utilisation de moins de reproducteurs différents, à l'effet extrême inverse en matière de blanc et finalement à un appauvrissement génétique de la race :

- Pour l'Azawakh qui n'est pas un chien à mettre entre toutes les mains, l'éleveur responsable qui sélectionne soigneusement la famille adéquate, ne trouve pas facilement à placer ses chiots. La plupart des acquéreurs sont des amateurs, avisés, de la race qui souhaitent acquérir un chien avec lequel ils pourront participer à quelques expositions et/ou épreuves de travail. Un plus grand nombre de chiots maintenant non confirmables ne trouveront pas acquéreurs. A moins de supprimer des chiots à la naissance, les éleveurs n'oseront plus faire reproduire leurs chiens, même primés. Le discours, qui se veut rassurant de la part de certains membres du Comité, assurant qu'un chien de grande qualité, mais hors standard en matière de panachures (collier blanc), pourra obtenir une "dérogation" à la confirmation ne tient pas dans la mesure où on ne peux prédir la grande qualité future d'un chiot nouveau-né présentant trop ou pas assez de blanc.

- Les éleveurs ne voudront pas prendre de risques pour s'assurer du bon placement de leurs chiots et n'utiliseront plus que les quelques étalons hautement primés ayant déjà faits leurs preuves en matière de production de chiots parfaitement "standards" avec le minimum de blanc.
Les reproducteurs typés descendants récemment d'Azawakhs des pays d'origine, qui pourraient apporter une bonne variabilté et vigueur génétique, ne seront plus utilisés pour éviter tout risque de chiots "hors standard" invendables. C'est la fin du travail sérieux et difficile de sélection à partir de nouvelles lignées, sur le type et la santé, de nombreux éleveurs responsables.

- Les reproducteurs utilisés auront le minimum de blanc et finalement, très rapidement, les éleveurs seront confrontés à des portées de chiots dont à la majorité il manquera le pinceau blanc et les balzanes blanches exigés.

- les chiens utilisés seront plus consanguins, puisque le risque d'hétérogénéité (induisant une diversité de types, couleurs et panachures) sera évité. Il en résultera donc un risque accru d'homozygotie sur des gènes porteurs de tares, autrement dit de risques de maladies génétiques, d'affaiblissement immunitaire et de malformations, sans parler de problèmes de caractères.

* En tout cas, je suis d'accord avec cette remarque finale !

Tableau mis à jour le 16/04/2011